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Langage Inclusif en Anglais – éviter les erreurs ! Pt3 – race and ethnicity

Ici, dans le dernier article dans une série sur le langage inclusif (après le langage genré, et les personnes en situation de handicap), on parle des erreurs à éviter et les principes à respecter pour parler de la diversité culturelle, en fonction des origines et l’ethnicité des personnes.

Les règles d’or :

➡️ Ecouter la personne en face. Chaque personne peut avoir des préférences personnelles, soyez attentif.

➡️ Il y a des variations géographiques – ce qui est employé au Royaume-Uni est peut-être démodé ou peu utilisé aux Etats-Unis, faites vos recherches sur les spécificités régionales si possible

➡️Le langage inclusif change régulièrement, et ce qui était acceptable 5, 10 ou 20 ans ne l’est peut-être plus.

RACE AND ETHNICITY – COMMENT EN PARLER ? OU PAS…

De manière générale, dans les pays anglophones, il y a souvent une attention portée à la reconnaissance et à la lutte contre le racisme systémique. En revanche, les discussions en France ont tendance à se concentrer davantage sur les expériences individuelles et sur le concept de « colour blindness » (aveugle au couleur) – l’idée que traiter tout le monde de manière égale, indépendamment de leur ethnicité, est le meilleur moyen de lutter contre la discrimination. Un sujet parfois vu comme tabou, même interdit.

Il y a tout un débat sur la meilleure approche, ce qui n’est pas le but de cet article… La question est plutôt comment ne pas se planter, comment communiquer, et à quoi s’attendre dans des discussions hors France.

Voyons un exemple concret….

DIVERSITY MONITORING

Imaginez cette situation. Vous postulez à un emploi, vous réussissez l’entretien, et vous commencez à remplir les papiers pour tout finaliser. Au moment de signer votre contrat, vous tombez sur un papier entitulé “Equality and Diversity Monitoring Form”. Vous devez cocher des cases pour votre genre, votre âge, et votre ethnicité. Arab, White, Black, Asian…. A vous de choisir. Ensuite, des questions sur votre orientation sexuelle, votre réligion, et vos préférences sur le télétravail. Voici un exemple de ce type de document.

Lors de mon arrivée en France, je cherchais parfois ce document. Quand j’ai rejoint une association, quand j’ai recruté des stagiaires… Pour moi c’était tellement normal, voir essentiel, de remplir ce petit formulaire, que je trouvais ça étrange de ne pas en avoir.

On parle ici du sujet du ‘diversity monitoring’ – l’idée étant, si on ne connait pas le problème, on ne peut pas le résoudre. ‘If you can’t measure it, how can you improve it?’. Mais, depuis 6 ans en France, je n’ai jamais coché aucune ‘White British’ case. Ceci représente le grand écart entre l’approche française et l’approche anglosaxonne, notamment britannique.

Ici on voit une carte qui montre les pays dans lesquels ‘diversity monitoring’ est interdit, ou permis, et on voit les pays anglophones (UK, USA, Australie…) qui sont notamment en vert.

Diversity Monitoring – Ius Laboris – https://iuslaboris.com/insights/diversity-monitoring-a-global-view/

👉 Ne soyez pas surpris si on vous demande de selectionner votre ethnicité !

LES MOTS

Si, en France, on est ‘colour blind’, les mots suivent le même principe. Voyons le mot ‘race’.

En France, le terme « race » est souvent considéré comme inapproprié et même interdit par la loi, mais ce n’est pas le cas dans les pays anglophones. Il est même encouragé de parler de la race, encore une fois, l’idée étant qu’on ne peut pas traiter un sujet sans en parler.

Soyez attentif à l’utilisation des noms pour parler des nationalités et ethnicités. Bien qu’en français on peut entendre ‘des asiatiques’ ou ‘des africains’, il faut éviter en anglais de dire ‘Asians’ ou ‘Africans’, et surtout pas ‘blacks’ ou ‘whites’. Si vous avez lu l’article du blog sur les personnes en situation de handicap, vous connaissez déjà le principe de ‘person first language’ – donc on va dire plutôt – ‘Asian people’, ‘African people’, ‘black people’, ‘white people’.

Termes à éviter

Sinon, voyons quelques mots et termes à éviter lorsque l’on parle de l’ethnicité en anglais. Selon les directives de l’APA (American Psychological Association), il est préférable d’éviter les termes « minority » ou « majority » pour décrire les groupes raciaux, car ces termes peuvent être perçus comme stigmatisants ou marginalisants. Il est également recommandé d’éviter les termes « exotic » ou « ethnic » pour décrire les personnes de couleur, car ils peuvent renforcer les stéréotypes et les préjugés. Il est préférable d’utiliser des termes qui mettent l’accent sur la personne avant la race, tels que « person of color ».

❌ Don’t say: ‘Our company is hiring many minority groups including blacks, it makes the workplace more exotic’ (vous risquez de vous retrouvez face à votre responsable RH avec une telle phrase !!)

✅ Do say: ‘Our company is committed to hiring a diverse range of individuals, which enhances the richness and cultural exchange of our workplace’

👉 Faites attention aux mots utilisés, pour leurs sens et leurs connotations.

👉 Les préférences individuelles varient. Demandez à la personne.

Envie d’aller plus loin ?

APA Style Guide – Racial and Ethnic Identity (une super ressource avec beaucoup d’information, notamment pour les Etats-Unis)

How to Talk about Race at Work – encore un super article détaillé qui traite le sujet d’une manière approfondie

Ecouter ce podcast sur le sujet de ‘diversity monitoring’ : Increasing the Diversity of your Workforce – Talking Work

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Langage Inclusif en Anglais – éviter les erreurs ! Pt 2 – Personnes en Situation de Handicap

Ici, la deuxième d’une série d’articles sur le langage inclusif en anglais, on parle des erreurs à éviter et les principes à respecter pour parler des personnes en situation de handicap.

Remettons le contexte – le langage inclusif a pour objectif de promouvoir l’inclusion et le respect de tous, en veillant à ce que chacun se sente respecté, valorisé et considéré.

Les règles d’or :

➡️ Écouter la personne concernée. Chaque personne peut avoir des préférences personnelles, soyez attentifs.

➡️ Il peut y avoir des variations géographiques dans l’utilisation du langage inclusif. Assurez-vous de connaître les spécificités régionales.

➡️ Le langage inclusif change régulièrement, ce qui était acceptable il y a quelques années peut ne plus l’être aujourd’hui.

On voit assez rapidement qu’entre l’anglais et le français il existe plusieurs différences linguistiques qui peuvent vous piéger….

Les termes à éviter et les faux amis

Commençons avec le plus simple – les termes à éviter. Sachant que la signification et l’impact des mots sont définis par le contexte culturel dans lequel on les applique, on a souvent des mots ‘transparents’ (plus ou moins le même en français et en anglais, comme ‘elephant, battery, park’) qui n’ont pas les mêmes connotations.

Dans ce domaine, le plus important est sûrement l’utilisation de ‘handicap’. Utilisé (selon une théorie) depuis 1504 au Royaume-Uni, ‘handicap’ vient du terme ‘cap in hand’ – mendier avec son bonnet en main (cap in hand) pour des sous, car le roi Henry VII avait décidé que toute personne avec des troubles physiques ou mentaux ne pouvait pas travailler et donc devait demander de l’argent dans la rue. Depuis, le terme est utilisé pour distinguer une supériorité d’une chose par rapport à une autre (en sport, en pari…).

Dans ce contexte, vous voyez pourquoi le mot est lourdement connoté en anglais ! Il est à noter que toute utilisation de ce terme est à éviter, y compris ‘handicapped person’, ‘person with handicap’, ‘handicap parking space’ etc.

Utilisez plutôt ‘disability’, un mot qui n’est pas parfait, mais qui peut être employé en toute bienveillance.

Ainsi, il est utile de vous familiariser avec les termes considérés aujourd’hui comme péjoratifs, car vous avez surement vu des mots dans des series ou films des années 80 qui ne sont plus acceptables aujourd’hui… Méfiez vous des connotations !

D’autres mots à éviter :

EviterUtiliser
(the) handicapped, (the) disableddisabled (people)
afflicted by, suffers from, victim ofhas [name of condition or impairment]
confined to a wheelchair, wheelchair-boundwheelchair user
mentally handicapped, mentally defective, retarded, subnormalwith a learning disability (singular) with learning disabilities (plural)
cripple, invaliddisabled person
spasticperson with cerebral palsy
able-bodiednon-disabled
mental patient, insane, madperson with a mental health condition
deaf and dumb; deaf mutedeaf, user of British Sign Language (BSL), person with a hearing impairment
the blindpeople with visual impairments; blind people; blind and partially sighted people
an epileptic, diabetic, depressive, and so onperson with epilepsy, diabetes, depression or someone who has epilepsy, diabetes, depression
dwarf; midgetsomeone with restricted growth or short stature
fits, spells, attacksseizures
Termes à éviter et les alternatifs proposés

UK Government Guidelines

👉Ne dites pas ‘handicap’, et renseignez vous sur les autres termes connotés à éviter.

Mots négativement chargés

Comme affiché dans le tableau ci-dessus, ‘victim’, ‘suffers from’ etc sont des termes négatifs à éviter. Ceci a été défini lors de la crise SIDA dans les années 80, où, au lieu de parler de ‘victims’, il a été proposé plutôt de dire ‘people with AIDS’.

👉Eviter des mots négativement chargés, comme ‘victim’, ‘suffers from’

Usage de ‘the’

Soyons raisonnable, le mot ‘the’ n’a absolument rien de ‘capacitisme’ en soi (comme vu recemment avec un tweet peu réfléchi par The Associated Press – ne vous inquiétez pas, on peut toujours dire ‘The French’). Cependant, évitez de déhumaniser des personnes en faisant référence à ‘the disabled’, ‘the mentally ill’. Parlez donc plutôt de ‘disabled people’ ou ‘people with disability’.

👉Ne regroupez pas des personnes en situation de handicap en utilisant ‘the….’

La personne ou l’identité d’abord ?

Vous verrez souvent des propos autour de ‘people-first language’, l’idée qu’il faut parler d’abord de la personne, et pas de leur situation – par exemple, on peut ‘person with diabetes’ au lieu de ‘diabetic person’. Le but est de ne pas définir la personne par leur situation. Cette règle est proposée pour être plus respectueuse, mais la réalité est plus complexe.

Selon l’handicap dont on parle, il peut avoir des préférences ou des différences à prendre en compte – par exemple, il est globalement accepté que ‘autistic person’ est preferable au terme ‘person with autism’.

Essentiellement, il n’y a pas de réponse simple. Ceux qui préfèrent le langage ‘personne d’abord’ avancent que ce langage humanise en rappelant qu’on parle d’abord des personnes. Le camp de ‘l’identité d’abord’ estime que le handicap fait partie intégrante de l’identité de la personne et ne devrait pas passer au second plan.

(Plus d’information sur pourquoi ‘people first’ est préférable, et pourquoi ‘identity-first’ est préférable, et résumé en français.)

👉 En conclusion, faites attention, et soyez conscient de cette différence subtile mais importante. Si vous parlez à une personne en particulier, demandez sa préférence.

Envie d’aller plus loin ?

The Ultimate Guide To Inclusive Language For Disabilities

UK Government Guide to Inclusive Language when writing about disability

French Disability Studies: Differences and Similarities

United Nations Disability Inclusion Strategy

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Langage inclusif en anglais – éviter les erreurs ! Pt 1 – langage genré

Vous travaillez avec un client anglophone, ou vous souhaitez en trouver ? Vos valeurs d’égalité et inclusivité vous sont importantes ? Ne les perdez pas à cause d’une faute de langage gênante ! Voyons quelques règles pour mieux comprendre l’inclusivité et le respect en anglais. Partie 1 – les genres.

Après la grammaire, le vocabulaire, les expressions et même les blagues, il existe un niveau d’apprentissage de langues qui est souvent oublié – comment utiliser un langage inclusif. Fraichement arrivée en France il y a quelques années, je me souviens des moments désagréables où je me taisais, bouche bée, car je ne savais pas comment parler d’une situation ou d’une personne de manière respectueuse.

Les règles d’or :

➡️Il y a des variations géographiques – ce qui est employé au Royaume-Uni est peut-être démodé ou peu utilisé aux Etats-Unis, faites vos recherches sur les spécificités régionales si possible

➡️Le langage inclusif change régulièrement, et ce qui était acceptable 5, 10 ou 20 ans ne l’est peut-être plus.

Ici, le premier d’une série de trois articles, on verra quelques principes pour le langage genré. Les deux articles suivants traitera les personnes en situation de handicap, et les ethnicités.

Langage genré

‘ça va être court, l’anglais n’est pas une langue genrée’, vous vous dites peut-être ?

C’est sûr que c’est plus simple qu’en français !

Tout d’abord, parlons du concept du langage inclusif. Il s’agit d’un moyen de parler et écrire qui vise à éviter les stéréotypes de genre, les préjugés et l’exclusion. Il permet de créer un environnement plus respectueux et égalitaire.

En général les règles en anglais sont les même qu’en français :

⏺️On évite les stéréotypes et les expressions discriminatoires ou à connotation négative

⏺️On rend le genre visible si le contexte s’y prête, de manière logique et égale

⏺️On utilise un langage neutre si le contexte s’y prête

(Voir guide de l’ONU pour un langage inclusif en français)

Si les principes sont les même en français et en anglais, quelles sont les différences ? On se concentre sur les expressions discriminatoires, et comment utiliser un langage neutre.

Les expressions discriminatoires

Même si l’anglais n’est pas genré comme le français (hairdresser au lieu de coiffeur / coiffeuse), il existe quand même certains mots genrés qui sont assez courants. Un langage inclusif vise à remplacer ces mots avec un alternatif plus neutre.

Au lieu de dire : Penser plutôt à :
Chairman Chairperson
MankindHumankind
SpokesmanSpokesperson
Headmaster (of a school) Director/principal
Stewardess (on an airplane)Flight attendant
PolicemanPolice officer
FiremanFirefighter
Wife/husbandPartner
Quelques exemples des termes genrés et leurs alternatifs en anglais

👉 Ainsi, demandez-vous, ‘Ce terme est-il genré ? Est-ce que je connais un autre terme pour dire la même chose ?’

Termes à éviter :

Les connotations et implications de certains mots changent avec le temps, faites attention de ne pas utiliser un terme démodé et potentiellement offensif. Renseignez vous sur les termes sexistes/offensifs, et si vous avez un doute, évitez le mot ! Quelques exemples de langage à éviter en ce qui concerne des personnes LGBTQIA+

👉 Donc, demandez-vous, ‘Ce terme pourrait-il être offensif ou sexiste ?

Le langage neutre

Saviez-vous qu’il existe en anglais la possibilité d’employer un langage ‘neutre’ ? Prenons un exemple :

‘A student who forgets to bring his book to class will be penalised for his mistake.’

Mais comment savez-vous qu’il s’agit à chaque fois d’un homme ?! Dans cette situation, quand on parle d’une personne inconnue, ou du concept d’une personne lamda, on peut utilise un pronom neutre de la troisième personne du singulier. Plus simplement, on utilise ‘they’. Donc :

‘A student who forgets to bring their book to class will be penalised for their mistake.’

Much better! Cela peut sembler bizarre pour un francophone qui n’a pas l’habitude, mais c’est parfaitement correct.

La règle a retenir – est-ce que je parle spécifiquement d’un homme ou d’une femme ? Sinon, restons neutre avec ‘they’.

NB – Cet usage s’applique également aux personnes non-binaires, ou tout simplement toute personne qui le souhaite.

NB2 – l’erreur la plus courante pour les francophones c’est la traduction d’une phrase avec ‘personne’. ‘Si une personne veut une augmentation de salaire, elle doit demander !’ ➡️ ‘If a person wants a pay rise, they must ask!’

Autre option, élimine les pronoms pour parler au passif :

‘Students forgetting to bring the relevant books to class will be penalised for the mistake.’

Ou sinon, on peut mettre au deuxième personne :

‘If you forget to bring your book to class, you will be penalised for the mistake.’

👉 Demandez-vous, ‘Dois-je utiliser un pronom genré? Puis-je utiliser ‘they’, ou reformuler ma phrase pour être plus claire ?

Envie d’aller plus loin ?

UN Guide to Gender Inclusive Language

Usage d’un langage neutre d’un point de vue du genre au Parlement européen (en français)

Gender-neutral language in the European Parliament (English)

Vous pensez avoir tout compris ? Voici un petit quiz pour tester vos connaissances !

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